Nouvel article publié par la Chaire TDS !
Auteures : Myriam Ertz et Chourouk Ouerghemmi
Cet article propose une nouvelle conceptualisation du rôle des individus dans les systèmes de consommation durables. Dans un contexte macroenvironnemental marqué par la consommation de masse et par la séparation traditionnelle entre producteurs et consommateurs, les modèles actuels demeurent largement ancrés dans un paradigme linéaire « extraire – produire – consommer – jeter », aux impacts sociaux, économiques et environnementaux importants.
À partir d’une revue intégrative de la littérature portant sur la consommation durable, collaborative et circulaire, les auteurs introduisent la notion de « métaconsommateur », une figure conceptuelle qui dépasse les approches traditionnelles du consommateur.
🔷 Remise en question du paradigme linéaire de consommation
L’étude souligne les limites du modèle dominant basé sur la consommation de produits neufs et sur une séparation stricte entre producteurs et consommateurs. Elle met en évidence l’émergence de nouvelles formes de consommation orientées vers la durabilité, la circularité et la sobriété.
🔷 Une nouvelle figure : le métaconsommateur
Contrairement aux notions déjà connues telles que le consommateur collaboratif, le prosumer ou le co-créateur, le métaconsommateur est présenté comme une figure de transition entre le paradigme linéaire actuel et un modèle plus durable et résilient.
🔷 Cinq rôles clés dans les systèmes de consommation durables
Les auteurs identifient cinq rôles essentiels joués par les individus dans cette transformation des pratiques de consommation :
Redistribution (ex. : revente, dons, seconde main)
Mutualisation (ex. : partage et usage collectif des ressources)
Mouvements citoyens favorisant des pratiques responsables
Autoproduction (fabrication ou production personnelle)
Production, dans une logique d’hybridation entre consommateurs et producteurs
En proposant cette conceptualisation du métaconsommateur, l’article offre une lecture renouvelée des comportements de consommation contemporains et contribue à mieux comprendre les dynamiques sociales qui soutiennent la transition vers des systèmes de consommation plus durables, circulaires, sobres et résilients.
Cette contribution enrichit les travaux sur la transformation des pratiques de consommation et ouvre de nouvelles perspectives pour la recherche, les organisations et les décideurs engagés dans la transition vers des modèles économiques plus durables.
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