Et si l’armée passait elle aussi à l’économie circulaire?

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Que deviennent les uniformes usagés, les restes alimentaires, les équipements en fin de vie ou encore les matières issues des munitions?

Dans les forces armées, ces questions prennent une dimension particulière. Les volumes de ressources mobilisées sont importants. Certains équipements sont très spécifiques. Les contraintes opérationnelles rendent aussi la transition vers une économie circulaire complexe.

C’est précisément ce que Myriam Ertz et A. Enmili explorent dans leur article publié dans la Revue militaire canadienne.

Plutôt que de tout transformer en même temps, leur analyse propose de prioriser certains domaines et d’avancer progressivement.

  • Armes, munitions et explosifs

Des stratégies de récupération et de valorisation des matières pourraient être mises en place.

  • Alimentation

De simples changements dans la préparation et le portionnement pourraient réduire les pertes. La réutilisation des restes et le compostage offrent aussi des pistes intéressantes.

  • Textiles et équipements

Des systèmes de redistribution et de réutilisation pourraient prolonger la durée de vie des ressources. La logistique inverse pourrait également jouer un rôle.

Et si ces différents flux étaient considérés comme des ressources plutôt que comme des déchets?

C’est aussi là qu’intervient le concept d’exploitation minière urbaine. Il consiste à récupérer, dans des produits en fin de vie, des matières qui peuvent encore avoir une valeur.

Le message à retenir

La circularité dans les forces armées ne se fera pas en une seule étape.

Elle nécessite une vision à long terme, une politique commune et des actions progressives. L’objectif est d’intégrer la circularité dans différents domaines.

L’enjeu n’est donc pas seulement de réduire les déchets. Il s’agit aussi de repenser la manière dont les ressources sont utilisées, récupérées et valorisées.

À DÉCOUVRIR DANS LA REVUE MILITAIRE CANADIENNE