Et si nos déchets électroniques pouvaient revenir dans la chaîne de valeur?

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Global Value Chain Reconfiguration and Circular Economy Transitions: A Mixed-Integer Linear Programming Model

Un appareil électronique arrive en fin de vie. Que se passe-t-il ensuite?

Dans les chaînes de valeur mondiales, les volumes de déchets électroniques ne cessent d’augmenter. Pourtant, seule une fraction est actuellement collectée et recyclée de manière formelle. Pour transformer ce problème en opportunité d’économie circulaire, encore faut-il savoir comment organiser efficacement les réseaux de collecte, de récupération et de réintégration des matériaux.

C’est précisément la question explorée dans cette nouvelle étude étude pilotée par Hadi Zarea , Myriam Ertz.

Les auteurs développent un modèle d’optimisation permettant de concevoir un réseau intégré de gestion des déchets électroniques. Le modèle prend notamment en compte

🔸l’emplacement des installations,

🔸les flux de matériaux,

🔸la co-localisation des activités de distribution et de collecte ainsi que

🔸le prix offert aux consommateurs pour les inciter à retourner leurs appareils.

L’idée est simple, mais déterminante : la récupération des déchets électroniques ne dépend pas uniquement de la capacité du réseau logistique. Elle dépend aussi de la réaction des consommateurs aux incitations qui leur sont proposées.

À partir de 30 instances synthétiques de différentes tailles, les résultats montrent que l’endogénéisation du prix de collecte peut accroître le profit total de 4,5 à 20,1 % et faire passer la récupération des matériaux d’environ 25 % à 36–49 % dans les scénarios étudiés.

La co-localisation des activités de distribution et de collecte apporte quant à elle une valeur plus modeste et dépendante de la taille des instances. Les deux mécanismes présentent également une tendance à la substituabilité, mais celle-ci n’est pas statistiquement significative dans les catégories étudiées.

Un résultat ressort particulièrement de l’analyse de sensibilité : la réactivité des consommateurs aux incitations apparaît comme un facteur déterminant pour rendre la récupération réalisable, davantage que la qualité des flux de déchets.

Ces résultats doivent toutefois être interprétés dans le contexte de l’étude : ils proviennent d’instances synthétiques calibrées à partir de la littérature et ne constituent pas des estimations empiriques généralisables.

Cette recherche ouvre néanmoins une piste intéressante : pour fermer réellement la boucle des matériaux dans les chaînes de valeur mondiales, il ne suffit peut-être pas de concevoir des réseaux logistiques performants. Il faut aussi concevoir des mécanismes capables de faire revenir les produits et les matériaux vers ces réseaux.

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Global Value Chain Reconfiguration and Circular Economy Transitions: A Mixed-Integer Linear Programming Model