Les vélos électriques partagés peuvent-ils vraiment rendre la ville plus verte?

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Is dockless electric bike sharing an environmentally friendly mode of transportation?

Les villes cherchent de nouvelles façons de réduire leur dépendance à l’automobile et de rendre les déplacements plus durables. Parmi les solutions qui se développent rapidement, les vélos électriques en libre-service sans station d’attache (DEBS) occupent une place de plus en plus importante.

Sur le papier, la solution semble évidente : remplacer certains déplacements en voiture par des trajets à vélo électrique devrait contribuer à réduire les émissions.

Mais est-ce réellement le cas?

C’est précisément ce que Shouheng Sun, Yiran Wang et Myriam Ertz cherchent à comprendre dans leur étude consacrée aux effets environnementaux des programmes de vélos électriques partagés à Tianjin, en Chine.

Les auteurs s’intéressent notamment à une question essentielle : que remplacent réellement les utilisateurs lorsqu’ils choisissent un vélo électrique partagé?

Alors, que révèle l’étude?

🔷 La voiture n’est pas la seule à être remplacée

Les DEBS peuvent effectivement contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Mais leur impact dépend largement des modes de transport qu’ils remplacent.

Près de 48,41 % des trajets effectués en DEBS remplacent des déplacements en voiture, tandis que 41,75 % se substituent à des trajets en transports en commun.

Le bénéfice environnemental des vélos électriques dépend donc directement des habitudes de déplacement qu’ils viennent modifier.

🔷 Chaque kilomètre peut faire une différence

L’étude estime que l’utilisation des DEBS permet d’éviter en moyenne entre 24,93 et 51,15 g de CO₂ équivalent par kilomètre parcouru.

Et le potentiel ne s’arrête pas là.

Avec une meilleure efficacité opérationnelle, les économies d’émissions pourraient atteindre 78 à 86 g de CO₂ équivalent par kilomètre.

🔷 Un vélo électrique n’est pas automatiquement plus écologique

Mais l’histoire est plus complexe qu’il n’y paraît.

La mise à niveau des vélos a temporairement diminué leur performance environnementale. Autrement dit, même une amélioration technologique peut avoir des effets environnementaux moins favorables à court terme.

L’impact écologique d’un système de mobilité dépend donc non seulement du véhicule utilisé, mais également de la manière dont le service est déployé et géré.

🔷 Promouvoir les DEBS peut aussi avoir un effet inattendu

Autre constat important : une promotion ciblée des vélos électriques auprès de certains groupes — notamment les jeunes, les étudiants et les ménages à faibles revenus — pourrait, dans certaines situations, entraîner une augmentation des émissions.

Pourquoi?

Parce que ces nouveaux utilisateurs pourraient remplacer des modes de transport relativement peu émetteurs, comme les transports collectifs, plutôt que des déplacements en voiture.

Alors, suffit-il de remplacer la voiture par un vélo électrique?

Pas nécessairement.

Cette recherche montre que l’impact environnemental d’une technologie de mobilité ne dépend pas uniquement de son caractère électrique ou partagé.

Il faut également regarder ce qu’elle remplace, comment elle est utilisée et comment le service est organisé.

Le message à retenir

Les vélos électriques partagés représentent une opportunité intéressante pour rendre les déplacements urbains plus durables, mais leur potentiel environnemental n’est pas automatique.

Pour maximiser les réductions d’émissions, les politiques de mobilité doivent donc aller au-delà de la simple promotion des DEBS et chercher à favoriser leur utilisation comme véritable alternative à l’automobile.

Cette étude apporte ainsi un éclairage important sur les conditions dans lesquelles la micro-mobilité électrique peut réellement contribuer à la transition vers une mobilité urbaine plus durable.

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Is dockless electric bike sharing an environmentally friendly mode of transportation?